L’Association des Musulmans de Nouvelle-Calédonie – Mémoire d’un frère et d’une sœur ayant accompli le hajj

Louange à Allah de nous avoir permis, mon épouse et moi, d’accomplir le hajj (5ème pilier de l’islam). Ce récit, nous l’espérons, aidera nos frères et sœurs dans leur préparation au grand voyage et les renforcera encore plus dans leur désir d’accomplir le hajj.

Nous pratiquons l’islam depuis environ huit ans ; je suis Français d’origine parisienne en Calédonie depuis une quarantaine d’années, ma femme est quant à elle Indonésienne née en Nouvelle-Calédonie. Mon nom de converti est Assim, j’ai choisi ce nom juste après notre mariage islamique ; celui de mon épouse est Houriya, nom qui lui a été donné à sa naissance, à côté d’un nom chrétien (c’était alors obligatoire pour intégrer l’école française).

Dès notre entrée en islam, un de nos grands désirs était de pouvoir un jour accomplir le Pèlerinage.
Un an avant de partir, alors que l’imam de Nouméa, Ustadh Mustafa programmait un voyage en groupe, ceux qui comptaient partir se sont réunis, et avec l’imam nous avons fait solennellement le niyat (l’intention) d’accomplir le hajj.

L’imam, qui allait nous servir de guide, réunissait notre groupe chaque mois pour nous enseigner les duas (invocations) que nous aurions à réciter aux différentes étapes du Pèlerinage. Il nous répétait chaque fois que nous aurions à faire preuve d’une très grande patience, la suite nous fit comprendre pourquoi il insistait autant.
Nous remplissions aussi les longues formalités administratives :

* Le passeport : la date de péremption ne devra pas être inférieure à six mois au moment où on entame les démarches : 3 mois pour les visas, 1 mois à 1 mois et demi de voyage (prévoir les retards possibles au retour) et un mois après le retour au pays.

* Le carnet de vaccination : devra être à jour pour les vaccins suivants : DT Polio, typhoïde, méningite, et anti-grippe.

* Les photos : il faut six photos récentes, les hommes devront avoir la tête couverte, les femmes doivent être voilées.

* Argent de poche : il vaut mieux avoir des dollars US ou des euros, que des dollars australiens ou néo-zélandais. Il est préférable d’emmener l’argent en liquide et une carte bleue Visa, American Express ou Dinners Club, et éviter les travellers chèques.

La monnaie locale est le riyal, 1 riyal vaut environ 27 francs CFP. On trouve des petits bureaux de change à tous les coins de rue de Makkah et de Mina ; par contre il n’y en a pas à Médine, Arafat et Mudzalifa.

Le hadj et ses différentes étapes, ses émotions, la peur parfois et surtout le souvenir qui reste en soi et ne peut être conté… un seul mot qui résume le tout « le bonheur »

NOUMEA : Départ de la mosquée, beaucoup de frères et de sœurs sont là. L’imam nous réunis pour la prière du voyage suivit d’un doa. Nous partons en cortège en direction de l’aéroport de La Tontouta.

TONTOUTA : Des frères et sœurs, de la famille, des amis sont présents pour notre départ. Une demi-heure passe et le haut-parleur nous appelle pour l’embarquement. Bien sur, il faut dire au revoir. Tout le monde nous souhaite bon voyage et surtout bon pèlerinage. Quelques larmes sont mélangées à la joie..
SYDNEY : Deux heures de vol, le voyage s’est bien passé. Il nous faut faire vite, car nous ne disposons que d’une heure trente pour récupérer nos bagages et de faire enregistrer sur une autre compagnie. Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps. Nous sommes donc partis sans nos bagages. Ils devraient prendre le prochain avion. Cela fera deux à trois jours si tout va bien après notre arrivée. Le gros problème c’est que nous ne disposons que de nos bagages à main, ce qui veut dire que nous n’avons de rechange que celui prévu à Kuala Lumpur.

KUALA LUMPUR : Escale très importante. C’est ici que pour les hommes, nous allons revêtir notre tenue d’ihram et nous trouver en état de sacralisation. Pour les sœurs, elles sont en très très belle tenue. Nous recherchons l’endroit où se trouve la salle de prière. Nous y voilà, nous pouvons faire nos ablutions, puis revêtir notre tenue. Nous sommes tous prêts. Après avoir fait notre prière, nous dirigeons vers l’embarquement. D’autres frères et sœurs sont là prêts pour embarquer. Puis c’est le décollage.

JEDDA : Après huit heures de vol, nous voilà arrivés, fatigués pour ceux et celles qui n’ont pas pu dormir.
Nous sommes impressionnés par la conception de l’aéroport. Il est conçu par d’immenses tentes, maintenues par une très grosse armature métallique. C’est très original et très beau.
Nous approchons du contrôle. Nous essayons de nous faire comprendre. Pas facile, la Calédonie est un très petit pays et pas connu du tout. Heureusement, un frère parle anglais et peut leur expliquer que notre pays est situé pas loin d’Australie. Plusieurs d’autres contrôles et enfin, c’est terminé. Nous comprenons très bien tous ces contrôles après tout ce qui se passe dans le monde. Nous voilà maintenant en pays musulman.
Un petit moment passe et soudain l’azan est diffusé par haut-parleur. Il nous faut vite trouver les salles d’ablution et de la prière.



Arrivée à l’aérogare des pélerins

Aérogare des pélerins

Après les ablutions, nous voyons des choses que nous n’avons pas l’habitude de voir: en un instant tout se ferme : banques, boutiques, restaurants…. C’est impressionnant. Puis nous avons trouvé la salle de prière. De très grands tapis sur lesquels sont posés de tapis individuels. L’iquomah se fait entendre et la prière commence. Celle-ci terminée, nous devons maintenant trouver notre car.
Quatre vingt kilomètres restent encore à faire pour être à Makka. Le départ est prévu pour l’après midi. Treize heures trente, nous dirigeons vers le car. Personne. Une demi-heure plus tard, le conducteur arrive sans se presser. Il va falloir nous mettre au rythme. Trois quarts d’heure plus tard les bagages sont rentrés et nous nous installons, mais cela ne doit pas encore être l’heure. Finalement après une autre attente, nous partons.
L’auto route est composée de quatre voies de chaque coté. Nous rencontrons quelques petites villes. Les maisons sont presque toutes blanches avec des toits en tuiles. Très peu d’immeubles de deux ou trois étages maximums. Sinon le paysage est vallonné, avec quelques petites montagnes.
Nous roulons depuis un bon moment, quand soudain nous apercevons un immense Cor’an ouvert qui surplombe l’auto route. Cela indique que nous entrons dans la ville sainte.

MAKKA : Nous roulons doucement, le conducteur et le guide cherchent quelques choses, un endroit certainement. Voilà, nous nous arrêtons. Le guide descend, quelques minutes plus tard il revient avec dans ses mains de sortes de bracelets en peau. Nous recevons chacun un et nous devons le porter tout le temps durant notre séjour à Makka. Sur le bracelet est inscrit le nom de notre groupe et celui de notre hôtel.

Nous repartons quelques minutes plus tard et à nouveau nous roulons au pas. Le conducteur cherche notre hôtel, il ne le connaît pas et surtout ne sait pas où il se trouve. Enfin nous le trouvons, il est magnifique, cinq étoiles s.v.p. L’imam nous dit d’en profiter car c’est le seul que nous aurons pour tout le séjour.

This piece is taken from the website of L’Association des Musulmans de Nouvelle-Calédonie.

See on-line at: http://www.amnc.org/amnc/journal_pelerin.php 

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